Le projet associatif 2025-2030 : une boussole collective pour un monde plus juste

Pourquoi un projet associatif ?

Un projet associatif n’est pas un simple document administratif : c’est l’occasion, pour une organisation, de prendre du recul sur ses actions et de vérifier qu’elle reste fidèle aux valeurs portées par ses statuts et par ses adhérents. Pour Le Partenariat – Centre Gaïa, cet exercice arrive à un moment charnière. Le contexte politique actuel, marqué par une priorité donnée à l’économie de guerre au détriment de l’éducation, de la culture et de l’aide au développement, fragilise les ONG et menace les programmes de solidarité internationale, notamment au Sénégal et en Guinée — avec le risque de voir se multiplier les flux migratoires et de compromettre les dynamiques de co-développement patiemment construites.

C’est dans ce contexte exigeant que Le Partenariat a choisi de bâtir sa feuille de route 2025-2030, en s’appuyant sur 45 ans d’expertise en coopération internationale, en éducation à la citoyenneté et au développement durable, et en accompagnement des territoires. Plus qu’un plan d’action, ce projet est l’expression concrète d’un engagement pour un monde plus juste, solidaire et durable, structuré autour de valeurs d’équité, d’inclusion et d’autonomisation des populations.

Une démarche collective et progressive

Le projet associatif a été conçu comme une véritable boussole partagée, destinée aux adhérents, aux salariés et aux partenaires de l’association. Sa construction s’est déroulée en plusieurs temps :

  • Dès mars 2025, un premier travail interne a mobilisé les différents services de l’association pour poser les bases de la réflexion.
  • En juin 2025, à l’occasion de l’Assemblée générale, les administrateurs ont dégagé cinq axes stratégiques essentiels, approuvés collectivement et enrichis par les contributions des adhérents lors d’un exercice interactif portant sur des sujets précis (ECSI multi-pays, Jeudis du Partenariat, etc.).
  • En février 2026, un séminaire réunissant administrateurs et salariés a permis de discuter, d’enrichir et de prioriser une trentaine de fiches-projet issues des équipes de Lille, Saint-Louis et Labé, tout en faisant émerger de nouvelles propositions.

Ce travail conjoint entre gouvernance et salariés, associant également partenaires locaux et acteurs de la société civile en Afrique et en France, confère au projet sa légitimité et sa cohérence. Une fois finalisé, il a été validé successivement en bureau, en Conseil d’administration puis en Assemblée générale.

Une animation partagée pour une mise en œuvre concrète

Un projet associatif n’a de valeur que s’il est vécu au quotidien. Pour garantir sa mise en œuvre effective, dix binômes administrateur-salarié ont été désignés afin d’animer et de rendre compte régulièrement de l’avancement des missions prioritaires. Ils s’appuieront sur l’ensemble des bénévoles, des salariés et des partenaires de l’association pour faire vivre ce projet dans la durée.

Nouvelles thématiques comme l’ECSI multi-pays ou l’atelier d’immersion sur les migrations, ouverture à de nouveaux partenariats, accueil renforcé de stagiaires et de volontaires, valorisation des outils pédagogiques : autant de leviers que Le Partenariat entend actionner pour poursuivre et mieux faire connaître ses actions.

Convaincue que ce projet constitue une réponse adaptée, pertinente et innovante aux bouleversements actuels du monde, l’association fait ainsi le pari que c’est dans l’adversité qu’elle deviendra la plus forte — en se donnant les moyens de transformer son organisation pour mieux répondre, dans un contexte mouvant, à ses missions premières.

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